mercredi 6 août 2008

Illusion des mots et du temps


" …parfois les mots ne sont pas utiles.
…le temps et les mots quelle
illusion !!!"

Partant de cette affirmation, qui m'a été écrite, m'étonnant du silence à des courriels, au refus de répondre au téléphone, je me demande à quoi servent les mots ?

Si pour "les spirituels", les mots sont illusions il est utile de définir si ce sont les mots que l’humain écrit, peu importe la forme, il écrit : un livre, une lettre, un poème, une réponse à un message, une article dans un journal, et toutes autres formes d’écriture.
Mots écrits dans l’instantané, dans la réflexion, mots qui existent pour la personne qui les écrits pour ceux qui les lisent, les reçoivent.

Si les mots écrits "...ne sont pas utiles, parfois, si ils sont illusion », l’écriture ne sert plus à rien, il faut arrêter d’écrire ; l’écriture est formée de mots.

Fut un temps où l’écriture était dessins, et, si toutes ces écritures n’avaient pas été, nous serions complètement ignares quand aux civilisations qui nous ont précédées et nous permettent de comprendre par exemple, leur spiritualité qui pour certains réfutent les mots.

Nous apprenons, nous nous informons par les livres, les écrits, cela nous permet d’avancer aussi sur le chemin de la spiritualité, tous ces mots ne venant pas forcément d’êtres de lumière ou de l’âme et pourtant.

Partant de ce constat, l’échange par les mots n’a plus sa raison d’être.

Fini, de donner des nouvelles, par lettres, ou par courriel ; ces nouvelles étant dans le temps et avec des mots qui ne sont donc, qu’illusion et parfois inutiles.
Fini d’échanger verbalement aussi, puisque le mot passe par la voix pour être.
Donc, il faut fermer la porte du mot verbal et ou écrit, pour s’installer dans le silence.

Fini d'écouter des chansons qui sont des mots mis en musique.

Si les mots, parfois, ne sont pas utiles, qui définit ce «parfois» ?
Forcément celui qui décide d’être dans le silence et donc, refuse de répondre à la parole et au mot reçus de l’autre.
Dialogue fermé ainsi que la porte de l’échange, sous prétexte que ces mots ne viennent pas de l’âme ou d’êtres de lumière ?
Quand ces mots ne sont-ils pas illusions et utiles ?
Ma réponse serait, uniquement lorsqu’ils viennent de l’âme, d’êtres de lumière, puisque les mots de l'humain sont "parfois inutiles et illusion".
Si je suis en partie d’accord avec cela, qu’en est-il pour les personnes qui n’ont que leurs mots qui ne passent ni pas l’âme ni par les êtres de lumière ?
Ils deviennent donc : illusion et parfois inutiles ? Et par la même l'humain qui écrit ou parle pour échanger est rejeté, comme ses mots écrits ou verbalisés.

Deviennent-ils utiles uniquement dans un contexte de spiritualité, pour ne partager que les mots de l'âme ou des êtres de lumière ?
C’est peut-être pour cela que tant de sites de spiritualité ont peu de réponse, tant de personnes n’ont que leurs mots, avec leurs maladresses d’écritures, pour essayer de « dialoguer », de comprendre.

Qu’en est-il des personnes qui écrivent ou téléphonent (le mot verbal est si important) pour avoir un échange, des nouvelles, des conseils, des petits rien qui font la vie de l’humain en dehors de l’âme ?

Tout cela devient donc inutile et peu importe l’autre qui demande des nouvelles (santé, deuil, enfants, blablas qui font l’échange humain). Par ce silence volontaire sous le prétexte que ..."parfois les mots sont inutiles et illusion"c'est l'irrespect total de la personne qui écrit et parle, c'est effacer, c'est considérer que l'autre n'existe pas.

Si une réponse est attendue de quel droit la bannir sous prétexte que : « parfois les mots sont inutiles et que « le temps et les mots quelle illusion ?

Pourtant, si je m’en réfère au nombre de blogs ouverts sur Internet (toile mondiale faite de mots), au nombre de réponses faites par les commentaires, à quoi servent-ils ces mots ?
Un blog est-il illusion ? Pas pour son créateur, il en attend forcément quelque chose, surtout lorsqu'il y a des notes sinon cette fonction ne serait pas.
A attendre une reconnaissance ? Douleur cachée vieille de ses vies.
A être "noté" ? Cela flatte l'orgueil, l'Ego, il est préférable d'avoir des +5 que des -10.
Pourquoi créer un blog, lorsqu'il est écrit par son auteur que "...parfois les mots ne sont qu'illusions"
Qu'en est-il de ses mots déposés sur son blog ?
Illusions ?
Alors il serait bien dans ce cas d'enlever la fonction commentaires, puisque les mots sont parfois illusions et inutiles.
Et peu importe les raisons, toute création d'un blog est narcissique, il suffit de le reconnaître.

Une réponse est faite de mots écrits qui ne viennent pas que de l’âme ou d’êtres de lumière ?Pourquoi y participer alors ?
Pourquoi en créer ?
Pourquoi avoir une adresse courriel ?
Un blog ?
Une adresse postale ?
Un téléphone ?
Une messagerie sur son ou ses téléphones ?

Là est la question, puisque les mots qui y seront déposés ne seront peut-être que ceux de l’homme et pas, que de l’âme ou d’êtres de lumière.
« Les mots et le temps ne sont qu’illusion », mais tout n’est qu’illusion pas seulement les mots et le temps, si cela ne vient pas du Cœur et de l’âme.

Posons nos stylos, fermons nos blogs, résilions nos abonnements téléphoniques, ne parlons plus, éteignons nos ordinateurs, oublions le papier qui a servi pour écrire des mots qui sont devenus pour certains des chefs d'oeuvre de la littérature, des témoignages, n’ouvrons plus la bouche pour parler d’autres sujets que la spiritualité, allons vivre dans les grottes, en tête à tête avec notre âme et les êtres de lumière, où là, il n’y aura pas de téléphone, de connexion Internet, d’emmerdeurs avec leurs mots si parfois inutiles pleins d’illusion, et ne laissons à nos descendances que le silence de notre âme, nécessaire à la Vie Eternelle.

C’est ainsi que nombres de personnes meurent de solitude, puisque les mots ne sont, parfois qu’inutiles et Illusion.
Je continuerai à écrire ou à dire des mots parfois inutiles qui ne sont qu’illusion, en choisissant les destinataires, je continuerai à téléphoner en choisissant les destinataires afin de ne plus perdre mon illusion de temps d’humaine, juste parce qu’il y a tant de personnes crevant du manque de dialogue et à qui, juste des mots "illusoires" leur redonnent courage dans leur misère du manque de mots.

Mes mots sont certainement parfois inutiles et illusion, mais ils ont aussi adouci la solitude, le silence et la souffrance d'autres, consolé leur chagrin, asséché leurs larmes, y compris à ceux qui m'ont écrit parce qu'ils refusent de répondre au téléphone ou aux demandes de leurs nouvelles, ou aux questions posées que, ..."les mots sont parfois inutiles et illusion".
N'est-ce pas juste un prétexte qui cache autre chose de se voiler derrière ces mots ?

lundi 14 juillet 2008

Il n'y a rien


J'ai écouté, enfin, tenter d'écouter vos chansons.
Gratuite l'écoute, donc, je ne m'en suis pas privée.

Je n'ai pas abusé de cette écoute, je n'ai pu écouter qu'une seule de vos chansons jusqu'à la fin.
Zappé de chanson en chanson soporifique, si je vous avais écoutée tard dans l'avancée de la nuit, cela m'aurait endormie.

Vos rimes sont pauvres, votre voix fatiguée, enrouée. J'ai envie de tousser à votre place pour éclaircir votre voix chuintante.

A l'époque grand tapage autour de votre premier album, un mannequin qui gratouille et écrit, pas commun. Je me suis laissée prendre par une ou deux de vos chansons, mais au fur et à mesure, un endormissement subit me prenait chaque fois que j'entendais votre voix ; épuisantes vos chansons.
Je vous ai rangée et oubliée sans regret.

Camez-vous enfant , je ne ferai pas de péché d'envie, temps perdu ; à la possibilité d'une île (ta tienne), sans déranger les pierres bien sûr, je préfère Sans la nommer, Aux fenêtres de ma vie, écouter d'autres mots avec des voix qui touchent mon coeur, allez, salut marin.

jeudi 3 juillet 2008

Liberté


Pour tous les otages libérés, pour tous les otages à libérer, pour Gilad Shalit, otage israélo-français, détenu à Ghaza depuis le 29 juin 2006.


vendredi 27 juin 2008

La tendresse

Pour ceux qui n'en ont pas

Aux fenêtres de ma vie

Pour le temps qui passe, même s'il n'est qu'illusion, nous le vivons dans l'instant présent

Gracias a la vida




Gracias a la vida

Gracias a la vida que me ha dado tanto
Me dio dos luceros que cuando los abro
Perfecto distingo lo negro del blanco
Y en el alto cielo su fondo estrellado
Y en las multitudes el hombre que yo amo.

Gracias a la vida que me ha dado tanto
Me ha dado el sonido y el abecedario
Con el las palabras que pienso y declaro
Madre, amigo, hermano y luz alumbrando,
La ruta del alma del que estoy amando

Gracias a la vida que me ha dado tanto
Me ha dado la marcha de mis pies cansados
Con ellos anduve ciudades y charcos
Playas y desiertos, montañas y llanos
Y la casa tuya, tu calle y tu patio.

Gracias a la vida que me ha dado tanto
Me dio el corazon que agita su marco
Cuando miro el fruto del cerebro humano
Cuando miro el bueno tan lejos del malo
Cuando miro el fondo de tus ojos claros.

Gracias a la vida que me ha dado tanto
Me ha dado la risa y me ha dado el llanto
Asi yo distingo dicha de quebranto
Los dos materiales que forman mi canto
Y el canto de ustedes que es el mismo canto
Y el canto de todos que es mi propio canto.

Yulunga, Dead can dance

mercredi 25 juin 2008

Des leçons

La vie est un espace transitoire où l’âme doit marcher vers la beauté de l’Amour qu’elle a perdu tout au long de ses vies.
L’âme ne perd pas l’Amour, source de sa vie. Cela ne se peut. L’âme se perd dans les tourbillons de la noirceur de l’ombre qui refuse la Vie.

L’indignité est un mot doux, poussée par l’Ombre qui l’a maintient dans cette négativité et la pousse à la culpabilité, à l’indignité.

Tu te maintiens dans l'illusion qui te sépare, l'orgueil est illusion, le sommeil n'est pas rédempteur. Cela n'est pas dans la Lumière.

Un cours en miracles

Leçon 168 : 2 -Et la mémoire de Lui s'éveille dans l'esprit qui demande de Lui les moyens par lesquels son sommeil prend fin.
Leçon 177 : 163- Dieu n'est qu'Amour, donc je le suis aussi

Leçon 190 : 4-Paix à une telle sottise ! 2 Le moment est venu de rire de telles idées insanes. 3 Il n'est pas besoin d'y penser comme à des crimes brutaux ou à des péchés secrets aux lourdes conséquences. 4 Qui d'autre qu'un fou pourrait les concevoir comme cause de quoi que ce soit ? 5 Leur témoin, la douleur, est aussi folle qu'elles, et pas plus à craindre que les illusions folles qu'elle protège, essayant de démontrer qu'elles doivent encore être vraies.

samedi 7 juin 2008

Guy Corneau

Retrouvailles

Amour, mon bel amour, voici quelques offrandes
Ma vie au grand complet gaspillée pour des sous

Avec la peur en prime, avec la peur au ventre
Qui nous courbe l'échine, qui nous met à genoux

J'ai erré si longtemps avant de comprendre
Que sans toi je n'étais qu'un pauvre pou

Oh ! Un pou bien portant avec son importance
Qui écrivait des livres et qu'on aimait partout

Vivre à côté de soi, vivre à côté de l'âme
C'est renoncer à soi, c'est renoncer à tout

J'ai perdu mon combat, tu gagnes, souveraine
Enferme donc ma haine au fond de tes cachots

Garde-moi prisonnier, lave-moi de mes peines
Pour le mal que j'ai fait, lève l'impôt

De pleurer chaque jour, ému jusqu'à comprendre
Et de pleurer d'amour devant ce qui est beau

Je veux vivre à tes pieds, n'ai plus rien à atteindre
Nulle part où aller, tout est de trop

Vivre à côté de soi, vivre à côté de l'âme
C'est renoncer à soi, c'est renoncer à tout

Je chante pour ceux-là qui n'ont pas pris la chance
D'être eux-mêmes ici-bas, eux-mêmes malgré tout

Je chante pour ceux-là dont j'envie l'existence
Ils mangent dans ta main, ils te servent à genoux

Ils suivent le chemin de leur maîtresse tendre
Et ils ont le courage de leur goûts

Vivre à côté de soi, vivre à côté de l'âme
C'est renoncer à soi, c'est renoncer à tout

Si longtemps loin de toi, longtemps loin de moi-même
Mon bel amour caché au beau centre de tout

Mon bel amour trahi au centre de moi-même
Je te retrouve enfin à bout de maux


******************************

Si tu veux rentrer chez toi

Si tu veux rentrer chez toi
Au milieu même de cette vie
N'attends pas jusqu'au trépas
Pour ouvrir grand ton esprit

Écoute bien ma chanson
L'ai gagnée de haute lutte
Du crime à la trahison
J'ai fait tout ce qui rebute

J'ai erré dans milles vies
Avec un fardeau suprême
Jusqu'à y trouver l'ennui
Jusqu'à c'que l'Amour me prenne

N'aie pas peur du grand jugement
C'est inventé par des hommes
C'est un conte pour enfants
Qui veulent jouer aux majordomes

Il n'y a pas de jugement
Pour aucune de tes pensées
Non l'enfer que tu crains tant
Les prêtres l'ont inventé

Dieu est au bout de tes doigts
Esclave de ta fantaisie
Il n'est pas autre que toi
Tu es l'amour infini

Tu es libre c'est certain
Bien plus qu'on ne saurait te dire
Et tu crées tous tes destins
Du pacha jusqu'au fakir

Tu es libre et ne dois rien
Tu ne dois rien à personne
Toutes ces dettes et ces destins
C'est ta mémoire qui fonctionne

Dans l'immense comédie
Tissant le fil de nos vies
On blâme si facilement
Les autres pour nos tourments

Deviens donc ce que tu veux
Peu importe ce qu'il advienne
N'oublie jamais si tu peux
Que tu crées tous tes problèmes

Chaque peine est une rose
Même si elle te déchire
Elle te dit une seule chose
Veux-tu cesser de souffrir ?

N'y a de loi que la joie
C'est la vérité profonde
N'y a de loi que la joie
Elle est l'essence du monde

Ombre et lumière


Il était une fois, au temps d'avant le temps, une Petite Âme qui dit à Dieu :
- Je sais qui je suis !.
Et Dieu dit :
- C'est merveilleux ! Qui es-tu ?
La Petite Âme cria :
- Je suis la Lumière !
Et Dieu s'exclama avec un grand sourire :
- Oui, c'est çà ! Tu es la Lumière.
La Petite Âme était si heureuse !
Elle avait résolu le mystère que toutes les âmes du Royaume étaient venues résoudre.
- Wow, dit la Petite Âme , çà c'est vraiment cool !
Mais bientôt, de savoir qui elle était ne lui suffit plus. La Petite Âme sentait des remous à l'intérieur, et maintenant, elle voulait être Celui qu'Elle était. Et donc, la Petite Âme retourna voir Dieu (ce qui n'est pas une mauvaise idée pour toutes les âmes qui veulent être Celui qu'Elles sont vraiment) et dit :
- Salut, Dieu ! Maintenant que je sais Qui je Suis, est-ce que j'ai aussi le droit de l'être ?
Et Dieu dit :
- Tu veux dire que tu veux être Celui que Tu Es déjà ?
- Eh bien, répondit la Petite Âme ,
- c'est une chose de savoir Qui Je Suis, et une autre totalement différente de l'être vraiment. Je veux sentir ce que çà fait d'être la Lumière !
- Mais tu es la Lumière, répéta Dieu, avec un autre sourire.
- Oui, mais je veux voir comment on se sent ! s'écria la Petite Âme.
- Bon, dit Dieu avec un petit gloussement,
- je suppose que j'aurais dû le savoir. Tu as toujours été le plus aventureux.
Puis l'expression de Dieu changea.
- Il y a juste une chose …
- Quoi ? demanda la Petite Âme.
- Eh bien, il n'existe rien d'autre que la Lumière. Vois-tu, je n'ai rien créé d'autre que ce que tu es ; alors, il n'y a pas de manière facile pour toi de faire l'expérience de Ce que Tu Es, puisqu'il n'y a rien que tu n'es pas.
- Hein ? Dit la Petite Âme qui était maintenant un peu perplexe.
- Penses-y de cette façon, dit Dieu.
- Tu es comme une bougie dans le Soleil. Oh, tu y es, c'est certain. Avec des millions d'autres bougies qui constituent le Soleil ! Et le Soleil ne serait pas le Soleil sans toi. Non, il serait un soleil sans l'une de ses bougies … et çà ne serait pas le Soleil du tout, car il ne brillerait pas avec autant d'éclat. Et pourtant, comment te connaître en tant que Lumière quand tu es parmi la Lumière ?C'est la question.
- Eh bien, dit la Petite Âme toute ragaillardie,
- tu es Dieu. Trouve quelque chose
Dieu sourit encore une fois.
- Je l'ai déjà fait, dit Dieu.
- Puisque tu ne peux pas te reconnaître en tant que Lumière quand tu es dans la Lumière , nous allons t'entourer d'obscurité.
- Qu'est-ce que c'est l'obscurité ? demanda la Petite Âme.
Dieu répondit : - C'est ce que tu n'es pas.
- Est-ce que j'aurai peur de l'obscurité ? s'écria la Petite Âme.
- Seulement si tu choisis d'avoir peur, répondit Dieu.
- Il n'y a vraiment rien à craindre, à moins que tu ne le décides. Vois-tu, nous inventons tout ceci. Nous faisons semblant.
-Oh, dit la Petite Âme , et déjà elle se sentait mieux.
Puis Dieu expliqua que pour pouvoir faire l'expérience de quelque chose, son exact opposé allait apparaître.
- C'est un grand cadeau, dit Dieu, parce que sans cela, tu ne pourrais pas savoir à quoi ressemble cette chose. Tu ne pourrais pas connaître le chaud sans le froid, le haut sans le bas, le vite sans le lent. Tu ne pourrais pas connaître la gauche sans la droite, ici sans là-bas, maintenant sans jadis. Et donc, conclut Dieu, quand tu seras entourée par l'obscurité, ne brandis pas ton poing, n'élève pas ta voix et ne maudis pas l'obscurité. Sois plutôt une Lumière vis-à-vis de l'obscurité, et ne sois pas fâché de cela. Alors, tu sauras Qui Tu Es Vraiment, et tous les autres le sauront aussi. Laisse tant briller ta Lumière que tous sauront combien tu es spécial !
- Tu veux dire que j'ai le droit de montrer aux autres combien je suis spécial ? Demanda la Petite Âme.
- Bien sûr, dit Dieu en souriant. Tu en as tout à fait le droit ! Mais souviens-toi, spécial ne veut pas dire meilleur. Tout le monde est spécial, chacun à sa façon ! Et pourtant bien d'autres ont oublié cela. Ils ne réaliseront qu'ils ont le droit d'être spécial que si toi-même tu reconnais que tu as le droit de l'être.
- Wow, dit la Petite Âme, dansant et sautillant, riant et sautant de joie. Je peux être aussi spécial que je veux ?
- Oui, et tu peux commencer tout de suite, dit Dieu. Quelle partie du spécial veux-tu être ?
- Quelle partie du spécial ? répéta la Petite Âme , je ne comprends pas.
- Eh bien, expliqua Dieu, être la Lumière, c'est être spécial, et être spécial comprend beaucoup d'éléments. C'est spécial d'être gentil. C'est spécial d'être doux. C'est spécial d'être créatif. C'est spécial d'être patient. Est-ce que tu peux trouver d'autres façons d'être qui sont spéciales ?
La Petite Âme resta assise en silence pendant quelques instants.
- J'ai trouvé beaucoup de façons d'être spéciale ! s'exclama alors la Petite Âme.
- C'est spécial d'être quelqu'un qui aide. C'est spécial d'être quelqu'un qui partage. C'est spécial d'être amical. C'est spécial d'être attentif aux autres !
- Oui ! approuva Dieu, et tu peux être toutes ces choses ou n'importe quel élément du spécial que tu souhaites être, à tout moment. C'est ce que veut dire : être la Lumière.
- Je sais ce que je veux être ! Je sais ce que je veux être ! annonça la Petite Âme toute excitée. Je veux être la partie du spécial qui s'appelle " celui qui pardonne ". Est-ce que ce n'est pas spécial de pardonner ?
- Oh oui, assura Dieu à la Petite Âme. C'est très spécial.
- D'accord, dit la Petite Âme. C'est çà que je veux être. je veux être celui qui pardonne. Je veux faire l'expérience d'être comme çà .
- Bien, " dit Dieu, " mais il y a une chose que tu dois savoir.
La Petite Âme commençait maintenant à s'impatienter un peu. Il paraissait toujours y avoir des complications.
- Qu'est-ce que c'est ? Dit la Petite Âme, en soupirant.
- Il n'y a personne à qui pardonner.
- Personne ?
La Petite Âme pouvait à peine croire ce qui venait d'être dit.
- Personne ! répéta Dieu. Tout ce que j'ai fait est parfait. Il n'y a pas une seule âme dans toute la création qui soit moins parfaite que toi. Regarde autour de toi.
C'est alors que la Petite Âme réalisa qu'une large foule s'était réunie. Des âmes étaient venues de près et de loin - de tout le Royaume - car la nouvelle s'était répandue que la Petite Âme avait cette conversation extraordinaire avec Dieu, et chacun voulait entendre ce qu'ils disaient. Regardant les innombrables autres âmes réunies là, la Petite Âme dût acquiescer. Aucune ne paraissait moins merveilleuse, moins magnifique ou moins parfaite que la Petite Âme elle-même. Tel était le prodige des âmes réunies autour d'elle, et si brillante était leur lumière, que la Petite Âme pouvait à peine les regarder.
- Alors, à qui pardonner ? Demande Dieu.
- Eh bien, çà ne va pas être drôle du tout ! grommela la Petite Âme. Je voulais faire l'expérience d'être Celui Qui Pardonne. Je voulais savoir quel effet çà faisait d'être cette partie-là du spécial. Et la Petite Âme apprit ce que c'était que d'être triste.

Mais juste à ce moment-là, une Âme Amicale s'avança de la foule.
- Ne t'inquiète pas, Petite Âme, dit l'Âme Amicale, je vais t'aider.
- Tu vas m'aider ?
La Petite Âme s'illumina.
- Mais qu'est-ce que tu peux faire ?
- Je peux te donner quelqu'un à qui pardonner, tiens !
- Tu peux ?
- Certainement ! gazouilla l'Âme Amicale. Je peux venir dans ta prochaine vie et faire quelque chose que tu pourras pardonner.
- Mais pourquoi ? Pourquoi ferais-tu cela ? Demanda la Petite Âme. Toi qui es un Être d'une telle perfection achevée ! Toi, qui vibres à une telle vitesse que cela crée une Lumière si brillante que je peux à peine te regarder ! Qu'est-ce qui pourrait te faire vouloir ralentir ta vibration à une telle vitesse que ta brillante Lumière deviendrait sombre et dense ?
Toi qui es si léger que tu danses sur les étoiles et que tu te déplaces à travers tout le Royaume à la vitesse de ta pensée - qu'est-ce qui te ferait venir dans ma vie et te rendre si lourd que tu pourrais faire cette mauvaise chose ?
- C'est simple, dit l'Âme Amicale, je le ferais parce que je t'aime.
La Petite Âme parut surprise par la réponse.
- Ne sois pas si stupéfait, dit l'Âme Amicale, tu as fait la même chose pour moi. Tu ne te souviens pas ?
Oh, nous avons dansé ensemble, toi et moi, bien des fois. A travers les éternités et les âges, nous avons dansé. A travers le temps tout entier, et dans bien des lieux, nous avons joué ensemble. C'est juste que tu ne te souviennes pas. Nous avons tous deux été l'Ensemble de Toutes Choses.
Nous en avons été le Haut et le Bas, la Gauche et la Droite. Nous en avons été le Ici et le Là-bas, le Maintenant et le Jadis. Nous avons été le Masculin et le Féminin, le Bon et le Mauvais - nous en avons été et la victime et le méchant.
Ainsi, nous nous sommes rencontrés, toi et moi, maintes fois auparavant ; chacun apportant à l'autre l'exacte et parfaite occasion d'Exprimer et d'Expérimenter Qui Nous Sommes Vraiment. Et donc, continua d'expliquer l'Âme Amicale, je vais venir dans ta prochaine vie et cette fois-ci je serai le "méchant". Je ferai quelque chose de vraiment terrible, et alors tu pourras faire l'expérience d'être Celui Qui Pardonne.
-Mais que vas-tu faire ? Demanda la Petite Âme, un tout petit peu nerveuse, qui sera si terrible ?
- Oh, répondit l'Âme Amicale avec une étincelle, nous trouverons bien quelque chose.
Puis, l'Âme Amicale parut devenir sérieuse, et dit d'une voix douce :
- tu as raison à propos d'une chose, tu sais.
- Et c'est quoi ? Voulut savoir la Petite Âme.
- Il me faudra ralentir ma vibration et devenir très lourd pour faire cette chose pas très gentille. Il me faudra prétendre être quelqu'un de très différent de moi. Alors, j'ai une seule et unique faveur à te demander en échange.
- Oh, n'importe quoi, n'importe quoi ! s'écria la Petite Âme, et elle commença à danser et à chanter : " Je vais pouvoir pardonner, je vais pouvoir pardonner !
Puis, la Petite Âme vit que l'Âme Amicale restait toute silencieuse.
- Qu'est-ce qui se passe ? Demanda la Petite Âme. Qu'est-ce que je peux faire pour toi ? Tu es un tel ange de bien vouloir faire ceci pour moi !
- Bien sûr que cette Âme Amicale est un ange ! interrompit Dieu. Tous le sont ! Souviens-toi toujours : je ne t'ai jamais envoyé que des anges.
Alors, la Petite Âme voulut plus que jamais exaucer la demande de l'Âme Amicale.
- Qu'est-ce que je peux faire pour toi ? Demande de nouveau la Petite Âme.
- Au moment où je te frapperai et te terrasserai ? Répondit l'Âme Amicale, au moment où je ferai la pire chose que tu puisses imaginer - à ce moment précis …
- Oui, interrompit la Petite Âme;
- Oui … ?
L'Âme Amicale devint encore plus silencieuse.
- Souviens-toi de Qui Je Suis Réellement.
- Oh, je le ferai ! s’écria la Petite Âme, je le promets ! Je me souviendrai toujours de toi comme je te vois ici même, à cet instant !
- Bien, dit l'Âme Amicale, parce que, vois-tu, j'aurai fait semblant tellement fort, que je me serai oubliée. Et si tu ne te souviens pas de moi tel que je suis réellement, je ne pourrai peut-être pas m'en souvenir pendant très longtemps. Et si j'oublie Qui Je Suis, tu peux même oublier Qui Tu Es, et nous serons perdus tous les deux. Alors, nous aurons besoin qu'une autre âme s'en vienne et nous rappelle à tous les deux Qui Nous Sommes.
- Non, cela ne se passera pas ! promit de nouveau la Petite Âme. Je me souviendrai de toi ! Et je te remercierai de m'apporter ce cadeau : la possibilité de faire l'expérience de Qui Je Suis.
Et ainsi, l'accord fut conclu.

Et la Petite Âme s'engagea dans une nouvelle vie, toute excitée d'être la Lumière, ce qui était très spécial, et toute excitée d'être cette partie du spécial appelée le Pardon.
Et la Petite Ame attendit anxieusement de pouvoir faire l'expérience d'être Celui Qui Pardonne, et de remercier l'Âme qui le lui permettrait.
Et dans tous les moments de cette nouvelle existence, chaque fois qu'une nouvelle âme faisait son apparition, que cette nouvelle âme amène de la joie ou de la tristesse - et surtout si elle amenait de la tristesse - la Petite Âme pensait à ce que Dieu avait dit :
" Souviens-toi toujours, " - et Dieu avait souri -,
" je ne t'ai jamais envoyé que des anges. "

Neale Donald Walsch

vendredi 6 juin 2008

Ecran noir

Un instituteur a demandé à ses élèves de fermer tout ce qui était "écran", pendant 10 jours.
Plus de télévision, plus d'ordinateur, plus de téléphone portable, de jeux en tout genre qui nécessitait un écran.

Au bout de 10 jours, tous les élèves ainsi que leurs parents et frères et soeurs avaient respecté cette demande.
A l'unanimité, les enfants et les parents ont été non seulement contents mais heureux de pouvoir connaître une autre forme de vie entre eux, non virtuelle.
Plus de dialogues, de jeux entre eux, plus de convivialité, de sorties ensembles, de lectures.

Le monde de l'écran tue la convivialité, écarte de la société, coupe du monde et surtout apprend à être quelqu'un d'autre caché derrière un écran.
Anonymes, empruntant un pseudo qui, croit-on nous ressemble au plus prêt de cette fausse réalité, nous surfons, tchatons, rions, mentons, créant un monde marginal qui n'a de réalité que ce que l'on veut bien lui donner.

Plus de lettres à écrire, nous perdons la joie de prendre un papier à lettre, d'écrire à ceux que l'on aime ou apprécie, de mettre sous enveloppe et de timbrer.

Nous oublions, en dehors des factures, d'avoir le plaisir de lire une lettre qui va donner des nouvelles et, tant pis si elles datent d'hier.
Nous perdons le sens du dialogue, puisque nous ne prenons plus la peine de téléphoner, c'est si simple d'envoyer un courriel.
Nous jouons à être quelqu'un d'autre dans des jeux en réseau, où la crétinerie humaine fait emplir les poches de ceux qui ont tout compris.
Acheter virtuellemnt une maison, des voitures, des habits, "un look", en payant bien réellement avec une carte bancaire. la crétinerie mène à tout.
Le rêve virtuel est atroce, puisqu'en plus il fait tuer à cause de l'objet de convoitise.

La voix, est si importante dans un dialogue, l'émotion, le fracas d'un rire qui explose, la tristesse, les échanges entre deux personnes, ne passent pas au travers de l'écran qui rend fainéant, les petis riens qui rendaient la vie autrement lorque l'on se racontait au téléphone.

Nous vivons dans un monde où prendre des nouvelles d'un voisin parce que l'on ne l'a pas vu depuis un moment est considéré comme une sorte de cambriolage. comment ose t'on venir frapper à la porte, cela dérange la quiétude aveugle et préférable.

Dans si peu de temps, il ne sera plus utile de se lever de sa chaise et ainsi, nous ferons l'économie de nos pas, de nos visites de famille et de voisin, nous commanderons tout par Internet et contribuerons à la mort des commerces.

Nous devenons des robots incapables d'aller plus loin que nos faces cachées derrière nos pseudos qui sont le début du mensonge d'Internet.

Nous nous perdons, parce que nous ne faisons plus l'effort de : prendre des nouvelles en téléphonant, envoyer une carte pour un anniversaire...

L'écran est un immense marché où l'homme court. Vite, allez consulter sa boite de courriel, vite allez voir si j'ai un message aux si nombreux posts que j'ai fait sur tant de sites, vite, je regarde si j'ai un SMS, et y répondre, dans la rue, au cinéma, dans la voiture.

L'homme ne sait plus vivre sans son ordinateur, sa télévision, son téléphone portable
Savez-vous combien d'heures un enfant dialogue avec ses parents dans une année ? 50 heures, alors qu'ils en passent plus du triple devant un écran.
Comment peut-on apprendre le dialogue et la convivialité à nos enfants qui sont mis dès leur plus jeune âge en garderie devant leur toute première nounou : la télévision. Et qui, plus tard vous ferons taire d'un -SHUT- impérieux, parce que vous osez leur demander comment s'est passée leur journée ?

J'allume un écran mais j'éteins tout rapport humain.

Requiem


Paroles Plurielles ferme

Il est des rendez-vous à la fois importants et anodins que l'on ne manquerait pas.
Un rendez-vous avec une consigne d'écriture, qui permet une joyeuse contrainte de coucher des mots sur le papier.

Ecriture pour soi, plus que pour le plaisir d'être lue, même s'il ne faut pas rejeter les commentaires positifs.

Petites consignes qui m'ont permis d'être spontanée, réfléchie et de comprendre ce que pouvait être l'écriture inspirée. Consignes qui m'ont ouvert la porte de l'imaginaire que je pensais hermétiquement close.

Combien de fois, en relisant des textes (de vieilles écritures), je me suis étonnée que cela soit moi qui ai écrit ces textes, je ne savais pas que pour la plus part ils étaient inspirés.

Paroles Plurielles, ferme ses consignes, Coumarine ne pouvant plus assumer cette administration lourde.

Ces consignes d'écriture vont me manquer, cela m'obligeait à prendre du temps pour écrire, avec une contrainte non forcée de "rendre sa copie" à une date précise.

Merci à Christine et Dino de m'avoir envoyé chez Coumarine.
Merci Coumarine de m'avoir redonné envie d'écrire.

Bonne réussite dans ton nouveau métier d'auteur.

mardi 3 juin 2008

La vie vaste compétition sportive

Nicolas Sarkosy : « Le sport, c'est comme dans la vie, on n'est pas sûr de gagner à tous les coups, moi, j'ai beaucoup perdu avant de gagner. »
Combien de ces mots venus du langage sportif font partie du vocabulaire commun : mis sur la touche, la tête dans le guidon, transformer l’essai, jouer les prolongations, jeter l’éponge…

Dans notre monde nous sommes gagnants ou perdants, pas de demi-mesure. Enfant déjà, on nous oblige à être en tête de classe, ramener de bonnes notes, être un petit génie.
Adulte, bien souvent, nous transposons ce que nous n’avons pas pu faire, et nous poussons, à notre tour nos enfants.
Des parents vendent leurs enfants, tel ce petit garçon qui est pris en main par un entraîneur de tennis, en échange, ses parents sont logés nourris blanchis et vivent auprès de leur futur champion de tennis, il a 5 ans.
Les « repérages » de ces futurs champions sont faits très tôt, trop tôt. La vie d’entraînement est déjà très dure pour un adulte qui lui, a choisi ; alors que l’enfant le plus souvent pour faire plaisir à ses parents, pour ne pas les décevoir, s’entraîne et laisse de côté ses jeux et ses copains et perd son enfance.

Concours de tous ordres organisés pour des mères en mal de beauté, elles n’hésitent pas à mettre en avant celle de leur petite fille qui se déguise en miss, maquillée, habillée telle une adulte qui va défiler pour le titre de miss Région. Se dandine devant son miroir, espérant qu’il lui réponde que oui, c’est elle la plus belle et qu’elle sera élue, petite fille devenue la poupée de sa maman.

Tels autres parents qui ont (pensent-ils) rater leur propre carrière de chanteur et font pousser la chansonnette à leurs rejetons, en oubliant que certains chantent si faux, que cela en est triste pour eux.
Hontes à ces parents qui veulent que leurs enfants soient des gagnants, reconnus.

La vie n’est pas un terrain de sport.
Que gagne t’on ? Argent, orgueil, reconnaissance, un très long carnet d’adresses de nouveaux amis, titres dont tous ne sont pas si honorifiques…

Que perd-on ? Modestie, humilité, amour de l'autre...mots qui se perdent dans le tourbillon humain où seuls ceux qui gagnent existent et écrasent de leur soit-disante supériorité, ceux qui ne gagnent pas, ne perdent pas, mais vivent tout simplement.

Quelles sont les valeurs que nous voulons offrir à nos enfants, aux enfants ?
Est-ce la brillance d’une fausse médaille d’or de la vie, en leur faisant croire, que gagner à tout prix c’est être un futur président de la république ?

Là est la future déchéance de l’homme à lui inculquer dès sa prime jeunesse que dans la vie il y a les gagnants et les perdants et qu’il faut, bien sûr, être dans l’équipe qui gagne pour être reconnu comme quelqu’un de bien.

vendredi 30 mai 2008

Fernando Pessoa

Le Poème de l'âme. Le Vol de l'âme
Louis Janmot (1814-1892)
Huile sur toile - 113 x 143 cm
Bureau de tabac

Je ne suis rien
Jamais je ne serai rien.
Je ne puis vouloir être rien.
Cela dit, je porte en moi tous les rêves du monde.

Fenêtres de ma chambre,
de ma chambre dans la fourmilière humaine unité ignorée
(et si l'on savait ce qu'elle est, que saurait-on de plus ?),
vous donnez sur le mystère d'une rue au va-et-vient continuel,
sur une rue inaccessible à toutes les pensées,
réelle, impossiblement réelle, précise, inconnaissablement précise,
avec le mystère des choses enfoui sous les pierres et les êtres,
avec la mort qui parsème les murs de moisissure et de cheveux blancs les humains,
avec le destin qui conduit la guimbarde de tout sur la route de rien.

Je suis aujourd'hui vaincu, comme si je connaissais la vérité;
lucide aujourd'hui, comme si j'étais à l'article de la mort,
n'ayant plus d'autre fraternité avec les choses
que celle d'un adieu, cette maison et ce côté de la rue

Que sais-je de ce que je serai, moi qui ne sais pas ce que je suis ?
Etre ce que je pense ? Mais je crois être tant et tant !
Et il y en a tant qui se croient la même chose qu'il ne saurait y en avoir tant !
Non, je ne crois pas en moi.
Dans tous les asiles il est tant de fous possédés par tant de certitudes !
Moi, qui de certitude n'ai point, suis-je plus assuré, le suis-je moins ?
Non, même pas de ma personne...

Esclaves cardiaques des étoiles,
nous avons conquis l'univers avant de quitter nos draps,
mais nous nous éveillons et voilà qu'il est opaque,
nous nous éveillons et voici qu'il est étranger,
nous franchissons notre seuil et voici qu'il est la terre entière,
plus le système solaire et la Voie lactée et le Vague Illimité.

(Mange des chocolats, fillette ;
mange des chocolats !
Dis-toi bien qu'il n'est d'autre métaphysique que les chocolats,
dis-toi bien que les religions toutes ensembles n'en apprennent
pas plus que la confiserie.
Mange, petite malpropre, mange !
Puissé-je manger des chocolats avec une égale authenticité !
Mais je pense, moi, et quand je retire le papier d'argent, qui d'ailleurs est d'étain,
je flanque tout par terre, comme j'y ai flanqué la vie.)

(Toi qui consoles, qui n'existes pas et par là même consoles,
ou déesse grecque, conçue comme une statue douée du souffle,
ou patricienne romaine, noble et néfaste infiniment,
ou princesse de troubadours, très- gente et de couleurs ornée,
ou marquise du dix-huitième, lointaine et fort décolletée,
ou cocotte célèbre du temps de nos pères,
ou je ne sais quoi de moderne - non, je ne vois pas très bien quoi -
que tout cela, quoi que ce soit, et que tu sois, m'inspire s'il se peut !
Mon coeur est un seau qu'on a vidé.
Tels ceux qui invoquent les esprits je m'invoque
moi-même sans rien trouver.
Je viens à la fenêtre et vois la rue avec une absolue netteté.
Je vois les magasins et les trottoirs, et les voitures qui passent.
Je vois les êtres vivants et vêtus qui se croisent,
je vois les chiens qui existent eux aussi,
et tout cela me pèse comme une sentence de déportation,
et tout cela est étranger, comme toute chose. )

J'ai vécu, aimé - que dis-je ? j'ai eu la foi,
et aujourd'hui il n'est de mendiant que je n'envie pour le seul fait qu'il n'est pas moi.
En chacun je regarde la guenille, les plaies et le mensonge
et je pense : « peut-être n'as-tu jamais vécu ni étudié, ni aimé, ni eu la foi »
(parce qu'il est possible d'agencer la réalité de tout cela sans en rien exécuter) ;
« peut-être as-tu à peine existé, comme un lézard auquel on a coupé la queue,
et la queue séparée du lézard frétille encore frénétiquement ».

J'ai fait de moi ce que je n'aurais su faire,
et ce que de moi je pouvais faire je ne l'ai pas fait.
Le domino que j'ai mis n'était pas le bon.
On me connut vite pour qui je n'étais pas, et je n'ai pas démenti et j'ai perdu la face.
Quand j'ai voulu ôter le masque
je l'avais collé au visage.
Quand je l'ai ôté et me suis vu dans le miroir,
J'avais déjà vieilli.
J'étais ivre, je ne savais plus remettre le masque que je n'avais pas ôté.
Je jetai le masque et dormis au vestiaire

Après un certain délai mourra la rue où était l'enseigne,
ainsi que la langue dans laquelle les vers furent écrits.
Ensuite mourra la planète tournante où tout cela est arrivé.
En d'autres satellites d'autres systèmes cosmiques, quelque chose
de semblable à des humains
continuera à faire des espèces de vers et à vivre derrière des manières d'enseignes,
toujours une chose en face d'une autre,
toujours une chose aussi inutile qu'une autre,
toujours une chose aussi stupide que le réel,
toujours le mystère au fond aussi certain que le sommeil du mystère de la surface,
toujours cela ou autre chose, ou bien ni une chose ni l'autre.
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Le livre de l’intranquillité

Nous sommes qui nous ne sommes pas, la vie est brève et triste. Le bruit des vagues, la nuit, est celui de la nuit même ; et combien l'ont entendu retentir au fond de leur âme, tel l'espoir qui se brise perpétuellement dans l'obscurité, avec un bruit sourd d'écume résonnant dans les profondeurs! Combien de larmes pleurées par ceux qui obtenaient, combien de larmes perdues par ceux qui réussissaient ! Et tout cela, durant ma promenade au bord de la mer, est devenu pour moi le secret de la nuit et la confidence de l'abîme. Que nous sommes nombreux à vivre, nombreux à nous leurrer ! Quelles mers résonnent au fond de nous, dans cette nuit d'exister, sur ces plages que nous nous sentons être, et où déferle l'émotion en marées hautes!

Ce que l'on a perdu, ce que l'on aurait dû vouloir, ce que l'on a obtenu et gagné par erreur ; ce que nous avons aimé pour le perdre ensuite, en constatant alors, après l'avoir perdu et l'aimant pour cela même, que tout d'abord nous ne l'aimions pas ; ce que nous nous imaginions penser, alors que nous sentions ; ce qui était un souvenir, alors que nous croyions à une émotion ; et l'océan tout entier, arrivant, frais et sonore, du vaste fond de la nuit tout entière, écumait délicatement sur la grève, tandis que se déroulait ma promenade nocturne au bord de la mer...

Qui d'entre nous sait seulement ce qu'il pense, ou ce qu'il désire ?
Qui sait ce qu'il est pour lui-même ?
Combien de choses nous sont suggérées par la musique, et nous séduisent par cela même qu'elles ne peuvent exister !

La nuit évoque en nous le souvenir de tant de choses que nous pleurons, sans qu'elles aient jamais été !
Telle une voix s'élevant de cette paix de tout son long étendue, l'enroulement des vagues explose et refroidit, et l'on perçoit une salivation audible, là-bas sur le rivage invisible.
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Le gardeur de troupeaux

Jamais je n’ai gardé de troupeaux
mais c’est tout comme si j’en gardais
Mon âme est semblable à un pasteur,
elle connaît le vent et le soleil
et elle va la main dans la main avec les Saisons
suivant sa route et l’œil ouvert

Mais ma tristesse est apaisement
parce qu’elle est naturelle et juste
et c’est ce qu’il doit y avoir dans l’âme
lorsqu’elle pense qu’elle existe
et que des mains cueillent des fleurs à son insu

Penser dérange comme de marcher sous la pluie
lorsque s’enfle le vent et qu’il semble pleuvoir plus fort

********

Holà, gardeur de troupeaux,
Sur le bord de la route,
Que te dit le vent qui passe ?

« Qu'il est le vent ,et qu'il passe,
Et qu'il est déjà passé,
Et qu'il passera encore.
Et à toi, que te dit-il ? »

« Il me dit bien davantage.
De maintes autres choses il me parle.
De mémoires et de saudades
Et de choses qui n'ont jamais été. »

« Tu n'as jamais entendu passer le vent.
Le vent ne parle que de vent.
Ce que tu as entendu était mensonge,
Et le mensonge est en toi. »

mardi 27 mai 2008

La musique dans la peau

Je sors du garage avec une épouvantable migraine.
Marabout, bout d’ficelle, selle de ch’val. Ah, parlons-en cheval, les courses, les paris, y perd tout pendant que moi, dans ce garage je fabrique des poupées.
Sur mesure les poupées, faut pas croire, j’suis douée pour ça, depuis l’temps que j’en fabrique, je réfléchis plus.
Un p’tit coup de rhum, Zouk machine et hop ça me donne le moral.
- La musique dans la peau, fo pa'w kon-prann bibi sé on kouyon…
Je connais les paroles par cœur, depuis l’temps, je passe toujours la même chanson, même qu’il en a marre le marabout.
Et puis, ça m’rappelle le pays, enfermée dans ce garage, je ne sens pas l’épice peux pas aller m’asseoir sous le cocotier. Ici, je vois que les murs de ciment et, c’est pas dehors, que jvais me réchauffer le cœur chez Ti’Lolo en mangeant des acras.
- Pa mé lé mwen kon saké ni maldon Ha, Pa fé mwen Pa fé mwen….

Des fois, je rate la poupée, faut dire, qu’assise par terre, je bouge, je peux pas m’empêcher de rouler des hanches et tout d’un coup je me lève et je biguine.
- Pa mandé bibi rété kon madon, Menn si an fé on ti solo…
- Célaniiiiiiiiiiiiie.
Zut, le marabout est rentré, il a dû tout perdre, vu l’heure.
- J’ai mon client dans dix minutes, elles sont prêtes les poupées ? Arrête cette musique !
Il a besoin de deux poupées, j’en ai fabriqué trois.
- An kaz la, ka rété, Ka santi mwen kon si an prizonyé…

J’l’appelle le marabout, mais c’est Arsène, jl’ai suivi en France on était jeunes mariés. Il m’avait fait rêver de la France en dansant collé-serré. Je fabrique des poupées dans un garage, ça fait 25 ans. Au prix de la poupée, il a amassé un sacré magot.

J’veux retourner au pays, la troisième poupée, c’est pour lui, je ne peux plus être enfermée dans ce garage. J’ai une épouvantable migraine, abusé du ti’punch, pour bourrer la poupée de ses ongles et cheveux.
Je la brûle ce soir.
- J’arrive !
- Yayayeyeyayayeye, la musique dans la peau…

Maldon

Texte écrit selon la consigne de Paroles plurielles

lundi 26 mai 2008

A TOUS...

ceux qui ne m'ont jamais fait confiance
ceux à qui j'ai fait confiance
ceux qui ne croient en personne
ceux qui trahissent avec le mot Amour
ceux qui sèment le doute
ceux qui pensent qu'ils ont toujours raison

ceux que j'ai fait pleurer
ceux qui m'ont fait pleurer
ceux qui oublient ce qu'ils sont
ceux qui oublient que je suis
ceux que j'ai oubliés
ceux que j'ai aimés
ceux que j'aime
ceux qui m'ont aimée
ceux qui ne m'ont jamais aimée

ceux qui ne savent pas donner
ceux qui ne savent que prendre
ceux qui ne savent pas recevoir

ceux qui me dédieraient Requiem pour un con
ceux à qui j'offre Mozart
ceux qui sont ce qu'ils sont et
c'est ainsi.


lundi 19 mai 2008

J'ai attrapé mon ombre


Ce matin pour la première fois depuis longtemps, je n’ai plus peur, j’ai réussi à capturer mon ombre. Il m’a fallut du temps pour l’attraper, coriace la garce. Elle me suivait partout, je ne pouvais faire un pas sans qu’elle soit derrière moi.

Mon ombre me surveillait. Qui me faisait surveiller ?

J’ai remarqué qu’elle n’aimait pas sortir les jours sans soleil ou de pluie. L’ombre n’aime pas le froid et la grisaille. Je n’allais pas me priver de mes ballades sous le soleil, et du plaisir de me reposer à l’ombre rafraîchissante des arbres du parc.

Je l’ai bien observée et noté dans mon carnet les moments où elle était là. J’ai changé de tenue, pour qu’elle ne me reconnaisse pas, je me suis caché pour l’observer, aussi incroyable que cela puisse être, elle était là, à mes côtés ou derrière moi, me narguant. Lorsque je tournais très rapidement la tête, elle ne bougeait pas, elle n’avait pas peur de moi.
J’ai tenté de la suivre, la surprendre en me retournant, elle disparaissait. Trop rapide mon ombre. J’avais lu qu’un cow-boy tirait plus vite que son ombre, je vais y réfléchir.

Quelques fois elle marchait devant moi. Je l’ai laissé faire pour l’attraper. Pas facile, elle courrait plus vite que moi.

Son manège m’exaspérait. Pour déjouer son omniprésence je ne suis sorti que les jours de pluie et la nuit. Un soir, j’ai eu très peur, je l’ai vue, tapie derrière un lampadaire elle m’observait. Si elle sortait la nuit, elle affronterait donc la pluie et la grisaille.

J’ai décidé de la supprimer.

J’ai fabriqué une sorte de filet à papillon, moins dangereux qu’une arme, je ne veux pas aller en prison, je suis bien ici, dans cette grande maison, ils sont gentils, ils s’occupent bien de moi. Je ne leur ai pas encore dit que mon ombre me suivait. J’attends de l’avoir prise.


J’ai enfin attrapé mon ombre. C’est moi qui la surveille maintenant. Je n’ai pas pu la clouer, on n’a pas le droit ici. Je l’ai collée sur le mur, elle ne me suivra plus.

Pourquoi elle m’imite ? Je ne comprends pas, elle danse comme moi.

Consignes de paroles plurielles

samedi 10 mai 2008

Famille qui es-tu ?

1er novembre 2006

Toute ma vie d’adulte je me suis demandée "qui suis-je ?"
Cherchant une identité, je ne savais pas que je ne pouvais pas la trouver.
Enfant abandonnée, j’ai cherché une mère.
Enfant non aimée, j’ai cherché un père.
Enfant sans famille, je suis allée en Colombie chercher des frères et sœurs inconnus, pensant qu’ils étaient ma famille.
Je n’ai pas de famille, même s’il y a des frères, des sœurs, oncles et tantes, cousins et cousines.
On ne devient pas une famille, seulement un mot, auquel j’ai longtemps cherché à me raccrocher.

J’ai bien souvent détesté le mot famille, rejetant celle qui n’était pas mienne. Souffrant du manque.

J’ai souvent dit, je n’existe pas, je ne suis rien.

Ces questions posées, personne ne pouvait m’en donner une réponse. Se raccrocher à un mot : famille, si j’avais une famille, j’existais.

La réponse est là, non pas dans un questionnement d’humain, mais dans : qui est mon âme ?

Comment pouvais-je me reconnaître une identité, alors que mon âme n’a pas d’identité.

Se refusant sa famille d’origine, se refusant, reniant son Origine, son Essence, comment pouvais-je me reconnaître au travers d’elle ?

Double face, n’a pas de face. Double tête n’a pas de tête.
Toujours tiraillée, même si ses choix ont été uniquement ceux de sa face sombre, ceux de l’Ombre, face qui ne conduit qu’à la haine et l’envie.

Solitude de l’âme orpheline, parce qu’elle a rejeté toutes ses vies ses sœurs ses frères, mettant toujours sur le compte des autres, ses propres fautes, ses propres rejets, afin de ne pas se sentir responsable.
Il est plus facile et plus lâche de dire : « ce n’est pas moi, c’est vous, c’est de votre faute. »

L’unique faute de mon âme est de ne pas avoir Vu, préférant le noir qui bouchait son cœur, afin de se mettre dans le reflet de l’Ombre qui lui promettait un royaume où seules la haine et la destruction en sont les sujets.

Le choix de vie n’est imputable qu’a mon âme seule.
Maintes et maintes fois, elle a fait son choix, poussée par l’Ombre afin qu'elle renie sa propre clarté, lui insufflant le rejet de ses sœurs, de ses frères, la poussant ainsi dans le tombeau de la solitude, pour qu’elle se retrouve seule, aigrie et haineuse afin que l’Union ne puisse se faire.

Ré-Union des quatre âmes empêchant le Plan, afin que l’Amour et la Lumière n’inondent pas mon âme, pour la maintenir dans sa culpabilité, non reconnue, mais toujours, appuyant sur le : « ce n’est pas de ta faute, mais celle de tes sœurs. »
Désirant par orgueil, la mise au sol de ses sœurs, implorant un faux pardon, afin de servir le plan de l’Ombre.
Désirant l’amour afin de s’en appuyer encore davantage pour son pouvoir.

Rien n’a été fait dans, le Don et l’Amour. Tout était manipulation afin de servir l’Ombre, sa propre gloire, âme jouet de l’ombre qui a pensé qu’elle régnerait sur un royaume sans lumière.

Combien de fois, lui a t-il été donné de se reprendre, de se reconnaître ?
Elle a préféré saccager ses hôtes, les rendre fous, les faire tomber avec l’aide de ceux qui ne sont là que pour détruire.
Et là, mon âme tu buttes.
Malgré ton désir encore et encore de saccager l’humain.
Malgré l’aide de l’ombre de me faire croire, que j’étais folle, que pour me séparer de la souffrance endurée, je devais me tuer.

Tu servais encore l’ombre et pire, puisque maintenant je sais que mon corps physique mort, cette entité pouvait aller vers une autre dimension.
Et toi, que devenais-tu dans leur plan ? Plus rien, puisque tu ne leur servais plus à rien. Leur unique but étant que l’ombre puisse aller vers une autre dimension, tu les sers depuis tant de vies.

Ton autre tête était ainsi décapitée, et disparaissait en même temps que moi, ton corps physique.
Et toi, mon âme, toi qui as, toutes tes vies recherché le pouvoir, tu deviens inutile, seule errant dans la noirceur de tes vies.

Et encore, tu t’es servie de moi, afin d’amener tes sœurs dans ton plan qui ne sert que le plan de l’ombre.
C’était sans compter que tes frères veillaient.
Au contraire de toi, mon âme, Eux, comme Elles sont dans l’Amour, et t’Aiment. Tu t’es encore prise dans le propre piège que tu as cru leur tendre, et tu te retrouves encore plus seule qu’avant.
Si tu as pu jouer de moi, qui ne savais rien, aujourd’hui est différent, je sais et, je ne suis plus dans la solitude humaine, ni d’âmes. Puisque je suis Aimée, malgré toi.

Tu es le pion de l’ombre, tu ne leur sers que pour la destruction de tes sœurs, afin que la Ré-Union ne se fasse, afin de ne pas Le Servir dans l’Amour.
Il est temps que tu comprennes, que tu te détruis toi-même, c’est l’unique but de l’ombre.

Tu erres bien seule, alors que seul ton orgueil t’a encore détruit.

Si je suis l’hôte qui te porte, si je sais qui tu es et qui tu hais, je ne te servirai plus.

Tu es mon âme bien lourde à porter, mais je te porte.
Tu es mon âme si noire, que la clarté ne perce plus, que les voiles épais que tu as empilés au long de tes vies, sont manteau de plomb gelés, que seule la chaleur de ton Désir d’Etre et d’Aimer fera fondre.

Tu es dans la froidure de tes vies, tu es dans la glace de ton cœur, tu es la proie de l’ombre tu t’es rendue aveugle, afin de servir ton orgueil.

Il est temps mon âme, il est temps que tu voies qui tu Es vraiment, que tu t’habilles du manteau de La Lumière qui t’inondait lorsque tu étais Faldona la Force d’Eau, celle qui donne la Vie.
Reprends-toi Faldona, et sers-toi de TA Force, afin que tu re-trouves cette Lumière d’Amour en toi. Il suffit d’ensevelir ton orgueil et de te voir, telle que tes sœurs et frères te voient, et non pas que tu sois le noir reflet de l’ombre qui ne sert que son propre dessein, toi, le jouet de la haine, reprend toi afin d’être l’enfant de l’Amour dans la Lumière du Coeur de celui qui Est près de toi et qui t’Aime.
Je t’aime malgré tout, mon âme, je te porte, telle la mère qui aime son enfant malgré ses bassesses et ses crimes.
Je sais qui tu es, n’approuvant pas tes vies et tes choix, mais je te porte, et je te porterai avec Force, afin que tu saches que l’Amour est là encore et toujours.

Je veux aussi de remercier, tu m’as aidée à Voir.
Voir, que l’Amour est en moi, et que je suis capable d’Aimer, alors que tu m’as fait exécrer ce mot tant et tant d’années.
Merci à toi, je sais qui je suis, sans toi. Je sais qui je serai avec toi dans l’Amour, accompagne-moi, tu es attendue. Cl.

La haine vient très précisément du désir d’être accepté par autrui

Silences mortels

16 juin 2007

Ne pas se laisser aller à la colère.
Ne pas pleurer par impuissance
Ne pas hurler ma souffrance
Ne pas me coucher et attendre la mort

Laisser les portes fermées
Les ouvrir est inutile
Laisser les silences aux silences
Ne pas réveiller les monstres derrière les portes

Hurler seule comme une bête blessée
Et me coucher
Invisible je suis passée
Dans la vie des silences que l’humain m’a offert

Ma douleur se réveille
Cachée, enfouie, je l’avais oubliée
Douleur du mur qui ne répond pas
Souffrance atroce de la parole silencieuse

Enfant je ne comprenais pas
Adolescente, j’ai hurlé
Adulte je meurs en silence
Vous avez réveillé ma souffrance que j’ai tapée contre les murs
Humains vous m’avez tuée par vos silences

Ma tête ne se cognera pas contre les murs
Je l’en empêche
Mon cœur s’arrête de battre
Ma souffrance va s'endormir

Je ne réclamerai plus de mots
Que vous ne voulez pas coucher sur le papier
Le silence de vos mots
Ne me pèsera plus

N’étant pas capable de vous comprendre
Je respecte votre volonté du silence
Tel un testament que vous me laissez
Je vous dis au revoir
Pour ne pas mourir définitivement

L’eau se tarit par ma volonté
Je ne vous alimenterai plus de mots
Ils se perdent dans les profondeurs de vos puits
Je ferme mes mots
Je tais ma parole
Le monologue continue.